Le03/01/2022 à 11h00. En petite quantité, le Coca facilite la digestion, surtout des protéines. Plusieurs expériences en laboratoire l’ont montré. Il est bénéfique s’il est absorbé en petite quantité (un ou deux verres). En grande quantité, il est plutôt mauvais pour le processus digestif et provoque des ballonnements. Ils'agit bien de Laurent Luyat, le journaliste sportif né le 4 août 1967 à Grenoble. Il est journaliste depuis 200 au sein du service des sports de France Télévisions. Chaque année, les Français et les Françaises l'attendent avec impatience pour sa couverture des événements sportifs comme le tour de France 2022 qui a lieu actuellement. Malheureusement, Laurent Luyat ne sera pas à l . 88,5 % des femmes de 35-39 ans ont fait l'expérience de la pipe1972 le film Gorge profonde », glorifiant la fellation dans sa forme extrême, sort aux États-Unis, provoquant un scandale sans précédent. 2012 la France élit François Hollande à la tête de la République. Quel rapport, vous demandez-vous ? Aucun, a priori. Sauf que quarante ans après les exploits buccaux de Linda Lovelace dans ledit film culte, la pipe est devenue normale », à l’image de notre nouvelle présidence. Elle s’est démocratisée, répandue, banalisée. Pour preuve, cette étude de l’Ifop de mars dernier, révélant que 81 % des femmes de gauche auraient déjà pratiqué la fellation contre 69 % pour les électrices de droite, que l’on sait plus âgées. Au-delà du clin d’œil politique, ce qui frappe, c’est la force des chiffres autrefois considérée comme une pratique de professionnelles dans les années 50, seule une femme sur deux avouait s’y être adonnée au moins une fois, la fellation a quitté le domaine de la pornographie et de la prostitution pour s’immiscer dans la vie sexuelle de tout un chacun. Selon la dernière étude sociologique française d’envergure sur la sexualité 1, 88,5 % des femmes de 35-39 ans et 90,5 % des hommes du même âge ont fait l’expérience de la pipe. En ce qui concerne la pratique régulière, on frôle les 70 % chez les 25-34 ans. Bref, aujourd’hui, on suce comme on respire, et les jeunes hommes, biberonnés au cyberporn, considèrent la plume » comme un dû. 1 Enquête sur la sexualité en France. Pratiques, genre et santé », de Nathalie Bajos et Michel Bozon éd. La Découverte.La fellation, une figure imposée de la sexualité ? Je n’imagine même pas, quand je rencontre une fille, qu’elle puisse me refuser ça ! » s’exclame Julien, célibataire de 26 ans. D’ailleurs, la plupart du temps, elles descendent toutes seules, pas besoin de demander », poursuit-il. Même son de cloche chez tous nos témoins masculins interrogés, qui emploient des mots sans appel pour eux, la pipe est obligatoire », incontournable », souhaitable », bref, carrément indispensable à leur sexualité. Les gens ont parfaitement intégré la fellation dans un rapport sexuel “normal”, confirme Damien Mascret, médecin sexologue. Elle est devenue une figure imposée de la sexualité, même si 10 à 20 % des individus, y compris chez les jeunes, n’en sont pas adeptes. Aujourd’hui, deux tiers des couples pratiquent régulièrement le sexe oral, fellation ou cunnilingus. Et dans la grande majorité des cas, cela semble fait avec plaisir, ou, en tout cas, sans déplaisir. La fellation n’est plus du tout vécue comme une transgression, contrairement à la sodomie. Une fois cela posé, chacun choisit d’entrer ou pas dans la norme. » De fait, les femmes que nous avons interrogées ne se dérobent pas elles ont parfaitement digéré l’idée que la pipe est un facteur important du développement durable de leur couple. Si deux d’entre elles, parmi les plus jeunes, avouent courageusement qu’elles considèrent la fellation comme transgressive et disent beurk, beurk » sans se soucier du climat ambiant du tout-le-monde-le-fait-donc-je-m’y-colle », la grande majorité s’y prête de bonne grâce, pour faire plaisir », et quelques-unes s’en donnent à cœur joie, tout simplement parce qu’elles adorent jouer de la flûte enchantée », ce qu’elles assument haut et fort. La fellation contribue à apaiser les choses, parfois même à dénouer des conflits » Cela correspond tout à fait à ce que j’ai observé, note le Dr Mireille Dubois-Chevalier, sexologue. Face à la fellation, les femmes se divisent en trois groupes les plus nombreuses sont celles que cela ne dérange “pas trop”, qui pratiquent la fellation sans conviction mais avec générosité, pour répondre au désir de leur partenaire. D’autres, pas si rares, souffrant souvent d’immaturité psychoaffective, ne peuvent même pas envisager le contact de leur bouche avec un pénis ; leur dégoût est très fort, et se renforce si l’homme se montre insistant. Enfin, il y a une minorité de femmes qui, à la faveur d’un vrai lâcher-prise, parviennent à érotiser la fellation. Elles la pratiquent aussi pour elles-mêmes, parce qu’elles ont découvert le plaisir que cela peut leur procurer, comme l’héroïne de “L’Art de la joie”, le chef-d’œuvre de Goliarda Sapienza 2, dont je recommande la lecture, tant la sensualité féminine y est bien décrite. » On imagine aisément la fête des sens dans les foyers ardents de ces dames, mais, pour autant, la pipe, qui reste avant tout un solide vecteur du plaisir masculin, peut-elle être sérieusement considérée comme le ciment du couple ? comme un élément essentiel de sa durabilité ? Les réponses diffèrent. Pour nos deux spécialistes, ce serait plutôt non, quoique… Rien ne fait office de ciment dans une union, si ce n’est le pacte secret qui la lie, ce pacte pouvant tout aussi bien recouvrir l’absence de sexualité ! La fellation n’est pas plus primordiale pour le couple que quoi que ce soit d’autre. L’essentiel, c’est la bienveillance envers l’autre. Maintenant, il est certain que la fellation, ou toute autre pratique appréciée des partenaires, contribue à apaiser les choses, parfois même à dénouer des conflits », répond Mireille Dubois-Chevalier.2 Ed. Viviane 30 ans, a inventé la suçothérapie » pour sauver son mariagePour Damien Mascret, la fellation favorise le bon fonctionnement d’un couple dans la mesure où elle incarne l’acceptation du désir de l’autre, l’envie de faire plaisir. Mais nombreux sont ceux qui fonctionnent très bien sans ! » Ce qui n’est pas le cas pour Vincent, 41 ans, marié depuis quinze ans, pour qui la fellation est une condition sine qua non d’harmonie conjugale. Je le dis sans détour si ma femme n’avait pas accepté de me faire des pipes, je crois que je serais allé voir ailleurs, j’aime trop ça, je ne peux pas envisager la vie sans ! Mais je l’aurais prévenue, histoire de ne pas la prendre en traître… » Un goujat ? Plutôt un homme immature et narcissique, qui se comporte comme un petit garçon capricieux à qui l’on refuse un jouet, analyse Damien Mascret. Ne pas accepter les préférences sexuelles de l’autre, c’est une attitude infantile. Ce genre d’homme cherche une excuse pour être infidèle ici, le refus de la fellation n’est qu’un prétexte. L’embryon de la discorde ne se niche pas là, ce n’est qu’un signal à explorer quand les choses vont mal. Il ne faut pas confondre les symptômes et les causes. La fellation seule n’a pas le pouvoir de faire tenir une relation amoureuse, ni de la réparer, sinon il y aurait moins de séparations ! » Ce qui n’a pas empêché Elise, 30 ans, d’inventer la suçothérapie » sic pour sauver son mariage, comme elle le confiait il y a quelque temps sur les ondes d’Arte Radio Après la naissance de notre deuxième enfant, j’ai senti que Philippe s’éloignait, il se demandait s’il m’aimait encore, si l’on devait rester ensemble ou pas. J’ai eu l’idée de lui faire une fellation tous les deux jours pendant deux mois, entre 9 et 10 heures du soir. Je m’y suis tenue méthodiquement. Un homme refusant rarement ce genre de proposition, ça a marché. » Mon ex m’a trompée à cause de ça, mais je ne pouvais quand même pas me forcer ! »Hélène, elle, médite amèrement sur le sujet. Son conjoint l’a quittée récemment, après dix-huit ans de vie commune, en lui jetant au visage un dernier reproche Ce qui m’a le plus manqué dans notre histoire, c’est que tu n’as jamais voulu avaler mon sperme ! » Gloups. Qu’en disent nos sexologues ? Pour Damien Mascret, il faut se souvenir que, si les hommes aiment tant la fellation, c’est parce que, en étant ainsi honorés, ils sont narcissiquement dévorés par leur partenaire, tant ils sont irrésistibles et virils, c’est donc extrêmement important pour eux ! » Pour Mireille Dubois-Chevalier, le cas d’Hélène révèle une disparité souvent constatée en consultation Si les hommes vont spontanément vers le monde intime de la femme, en érotisant très facilement le cunnilingus, l’inverse n’est pas vrai. Les femmes pensent trop souvent que, après des siècles de disponibilité féminine, les hommes n’ont plus le droit de demander quoi que ce soit au lit. C’est injuste. Le fait de ne pas se sentir aimé dans son inimité peut frustrer un homme profondément. » La preuve Je m’en suis voulu, après cet échec, poursuit Hélène. J’ai beaucoup réfléchi, et dans mes relations actuelles avec les hommes, ça me pose encore question. Mon ex m’a trompée à cause de ça, mais je ne pouvais quand même pas me forcer ! » Ça, pas question ! Tout le monde est d’accord là-dessus. No pipe si j’ai un truc à lui faire payer petite dernière oubliée à la crèche ou tas de linge s’accumulant. » Il n’est pas “anormal” de ne pas sucer si l’on n’aime pas ça, martèle Damien Mascret. Il faut faire comprendre à l’autre, quelle que soit la pratique envisagée, que se forcer revient à être violé dans son intégrité. Je conseille parfois à une femme, pour mieux faire comprendre ses hésitations, de rappeler à son conjoint sa propre réticence à être pénétré. Le message passe très bien, de cette façon ! Ce qui n’empêche pas de s’interroger sur ce qui coince problème d’hygiène ? de position ? La question mérite d’être évoquée, discutée au sein du couple. » Pour Hélène, c’est un peu tard Je regrette qu’il ne m’en ait jamais parlé clairement. En même temps, s’il l’avait fait, j’aurais peut-être assimilé ça à du chantage… » On entre ici dans le délicat sujet du rapport de force homme sucé ou pas versus femme suceuse ou pas, qui fait la loi ? La femme, évidemment. La force est de son côté, jusque dans son refus », s’exclame Gérard Lenne, critique de cinéma et auteur d’un éloge de la fellation 3. Tous nos témoins, hommes ou femmes, acquiescent certes, la position qu’impose le plus fréquemment la fellation évoque une domination masculine, mais c’est sans compter avec l’insoutenable vulnérabilité du pénis pendant la pipe. Vous imaginez ce qu’on ose placer entre vos mâchoires ? » sourit Patrick, 50 ans. Ce qui fait écho aux verbatim des femmes, bien conscientes d’un pouvoir dont certaines n’hésitent pas à jouer effrontément et nous ne parlons pas ici, naturellement, des coups de dents inopportuns Une bonne pipe, c’est très efficace en phase de négociations, quand je veux le faire céder sur la couleur d’un papier peint ou sur le lieu de nos futures vacances », avoue Adèle, 39 ans. Quant à Julie, 35 ans, elle s’en sert carrément pour gérer la vie quotidienne No pipe si j’ai un truc à lui faire payer petite dernière oubliée à la crèche ou tas de linge s’accumulant. Mais fellation à volonté si j’ai besoin de me faire pardonner quelque chose ou de l’amadouer, pour qu’il garde les enfants quand je pars en séminaire ! » Autant vous dire que nos psys s’étranglent quand ils entendent ça, mais, entre nous, on sait très bien que les filles de Sex and the City » ont raison quand elles déclarent, d’un air entendu quand on les suce, on est à genoux. Mais, en même temps, on les tient par les couilles. » Tant de sagesse force le respect.3 De la fellation comme idéal dans le rapport amoureux » éd. La Musardine. Niveau 3 94% Ça fait du bien quand on est malade Les réponses sont Dormir 45% Médicament 26% Chaud 10% Boire 7% Bain 6% Pour avoir de l’aide au niveau suivant Niveau 3 photo J’espère que ça vous a aidé, pour voir les réponses précédente ça vous aidera toujours Liste des niveaux de 94% TAHOUA malgré les efforts consentis dans la lutte contre le paludisme, la maladie persisteAfrica-Press – Niger. Avec cas de paludisme confirmé pour 185 décès enregistrés à la date du 10 août 2022, contre pour 199 décès à la même période de l’année 2021, le paludisme continue au fur et à mesure de l’évolution de la saison des pluies, de faire des victimes au sein de la population de la capitale de l’Ader et dans tout le reste du pays. En dépit de la baisse des cas de paludisme, il n’en demeure pas moins que cette maladie est toujours une préoccupation pour les autorités sanitaires. En atteste, le fort taux de mortalité chez les couches les plus vulnérables que constituent particulièrement les femmes et les constat est fait et il est amer. Les nombreux efforts déployés par l’État et ses partenaires pour protéger l’ensemble de la population de cette dangereuse maladie, semblent insuffisants. Le paludisme est bien là, surtout avec son lot de décès. D’où le cri du cœur lancé par le docteur Issoufou Boubé, Directeur régional de la Santé publique, de la Population et des Affaires Sociales de Tahoua. Les cas de paludisme sont encore présents et continuent encore à faire des ravages avec le nombre élevé de décès », déclare le docteur Boubé. En effet, rien que pour les huit premiers de cette année, il a été dénombré cas de paludisme confirmés qui ont entraîné 185 décès. Ce qui est très préoccupant. Aussi, poursuit le Directeur régional de la Santé publique, de la Population et des Affaires Sociales de Tahoua, les efforts doivent être accentués. Nous avons beaucoup de choses à faire pour pouvoir minimiser la survenue de ces cas et réduire le nombre de décès », a-t-il se faire, Dr Issoufou Boubé pense qu’il faut actionner deux leviers importants. Il s’agit de la prise en charge des cas confirmés pour les amener à la guérison et l’application des différents modes de prévention pour minimiser la prévalence, minimiser la survenue de ces cas au niveau de la population ».C’est ainsi que toutes les structures de santé ont été dotés en médicaments pour assurer la prise en charge des cas de paludisme. Le volet prévention n’est pas non plus en reste. Avec l’appui des partenaires, l’Etat nigérien s’est lancé, dans la chimio prévention du paludisme saisonnier. Rien que pour cette année sur les 13 districts, ceux de Keta, de Bouza, de Bagaroua et de Tahoua commune, ont déjà bénéficié de cette campagne ; huit autres l’ont été l’année second levier sur lequel s’appuient l’Etat et ses partenaires, pour lutter contre cette maladie, est celui de la distribution et de la promotion de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action MILDA. Elle vise les cibles les plus vulnérables que sont les enfants et les femmes en âge de procréer. Dr Issoufou Boubé fait le point sur la distribution Nous avons eu pour cette distribution une cible de personnes à couvrir et nous avons atteint un taux de 102% pour un objectif de 85%. C’est dire que les gens se sont déployés, les partenaires ont mis les moyens pour que notre cible soit couverte. 102%, nous estimons que notre population vulnérable est à l’abri de cette maladie autant que faire se peut. Je dois noter au passage que pour la campagne CPS, nous avons couvert la cible à 110%, nous avons pu traiter personnes ».Aussi, poursuit-il, c’est pour vous dire que, en termes de prévention, nous estimons que nous sommes plus ou moins confiants puisque partout, les cibles ont été largement couvertes. Il y a en plus la politique de la gratuité de la prise en charge du paludisme ».Là où le bât blesse dans cette politique de prévention, c’est dans le milieu scolaire où on est dans une phase d’expérimentation. C’est dans ce milieu que se trouve la plus importante cible surtout pour le chimio DU DOCTEUR ISOOUFOU BOUBE EN DIRECTION DE POPULATION Nous nous sommes engagés, avec l’appui de nos partenaires et de l’État, à protéger notre communauté par rapport au paludisme et de façon générale à toutes les maladies. L’appel que je lance aux parents, c’est de nous soutenir, de nous aider à les aider. Quand on fait les campagnes, ce qu’on veut, c’est avoir les enfants, avoir la compréhension des parents par rapport à tout ce qu’ils doivent faire en lien avec les produits qu’on leur donne. Le deuxième élément c’est que quand un enfant ou une personne est malade, nous demandons que cette personne soit rapidement conduite dans un centre de santé, pour pouvoir bénéficier d’un diagnostic clair et précis et avoir le traitement idoine. Mais malheureusement, vous allez voir un malade qui va traîner en milieu communautaire et c’est au dernier stade qu’on l’amène au niveau d’une structure de santé et en ce moment, la personne n’a plus les signes de la maladie initiale, d’autres maladies se sont greffées et ça nous donne des complications pour pouvoir le prendre en charge. Donc l’appel c’est de fréquenter régulièrement les structures de santé dès qu’il ya un problème et de soutenir les actions des services de santé dans le cadre des préventions et de la prise en charge des cas ».Partenaire de première ligne de l’État du Niger depuis plusieurs années dans le cadre de la lutte contre cette maladie face à laquelle les femmes et les enfants se trouvent être les plus vulnérables, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, UNICEF, conscient que le paludisme n’épargne pas le milieu scolaire, notamment en milieu rural, va procéder à travers le Programme National de Lutte Contre le Paludisme, ces 12 et 13 août 2022, à une campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide, dans écoles des districts sanitaires d’Agadez Commune, Tchirozerine, Illela, et Madaoua dans les régions d’Agadez et de Tahoua, ces activités toucheront élèves du préscolaire et du primaire des départements d’Illela et de Madaoua, à titre pilote. Cette activité rentre dans le cadre du projet de réduction des vulnérabilités du Système éducatif face aux crises REVE, financé par le Partenariat Mondial pour l’Education PME. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’axe 2 du projet, centré sur l’appui à la santé et au bien-être des enfants, que l’UNICEF, s’est proposé en collaboration avec les Ministères de l’Éducation et de la Santé Publique à travers le Programme National de Lutte Contre le Paludisme, de mener ces interventions en milieu scolaire. Une innovation qui vise à la longue de faire des enfants, notamment en milieu scolaire, des acteurs clefs dans la lutte contre cette plus d’informations et d’analyses sur la Niger, suivez Africa-Press Les bruits de votre ventre vous font penser aux cris des dinosaures dans Jurassic Park ? Vous avez beau en discuter avec vos différents médecins, personne ne trouve la solution ? Le syndrome de l’intestin irritable, vous connaissez ? Zoom avec Corinne Chicheportiche-Ayache et les fondatrices de Ginette et Josiane, le site dédié au donc que le syndrome de l’intestin irritable ? Le syndrome de l’intestin irritable SII est une pathologie clairement reconnue.©Hush NaidooElle se manifeste par des symptômes digestifs variés et peu spécifiques douleurs abdominales diffuses, tensions, bruits intenses, constipation en alternance avec des phases de diarrhées…Bref, bien qu’elle touche 5 à 10% de la population française, surtout les femmes 15% et comme pour la maladie cœliaque, il est encore difficile de poser un ? Parce qu’il n’existe pas de test pour diagnostiquer la pathologie. “La seule façon de savoir qu’il s’agit bien du syndrome de l’intestin irritable, c’est par diagnostic d’éviction. On va d’abord vérifier que vous n’avez pas une autre pathologie identifiable par prise de sang ou exploration médicale et conclure au SII si rien n’est mis en évidence” explique Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin qui déclenche ce syndrome de l’intestin irritable et comment le traiter ?©Sam BurrissMalheureusement, on ne sait pas encore ce qui déclenche le syndrome de l’intestin irritable. Cela reste encore un mystère…Comme de nombreuses pathologies intestinales, dont la sensibilité au gluten, le SII est encore très mal compris !En revanche, première bonne nouvelle, on sait ce qui l’entretien ! Et donc, seconde bonne nouvelle, on sait sur quoi jouer pour diminuer les symptômes, car comme le dit Audrey Lienard, l’une des co-fondatrices du site Ginette et Josiane » ton SII c’est ton BFF Best Friend Forever pour la vie .Il faut donc apprendre à vivre avec ce meilleur ami qu’on n’a pas choisi ! Mais comment faire concrètement ?Comment prendre soin de soi quand on souffre du fameux SII ?©Ginette et JosianeDevenir une maître-yogi super zen ne suffit pas pour améliorer son quotidien, lorsqu’on vit avec le syndrome de l’intestin l’expliquent les deux Audrey qui ont fondé Ginette et Josiane, » l’alimentation est un levier pour réduire les problèmes du SII, mais cela ne suffit pas. La prise en charge doit être holistique, c’est-à-dire qu’il faut aussi prendre soin de son hygiène de vie. Ca peut être une véritable charge mentale et c’est pourquoi on a créé notre site, qui est une plateforme d’accompagnement dédiée au Syndrome de l’Intestin Irritable et à la méthode Low FODMAP ! Le rôle de l’alimentation dans la prise en charge du Syndrome de l’Intestin IrritableLe meilleur ami des personnes qui ont un SII c’est le régime low FODMAP. Cela vous dit certainement quelque chose puisqu’on y consacrait un article ici !©Tanalee YoungbloodCette méthode consiste à retirer un grand nombre d’aliments pendant un à deux mois, pour ensuite les réintroduire progressivement, par famille et ainsi repérer le ou les aliments qui ne passent pas. On peut ainsi aussi repérer ce qu’on digère bien en petite quantité ou seulement de temps en temps et repérer ce que vos intestins n’apprécient pas du tout. Car vous l’aurez compris, tout le monde ne réagit pas pareil et il faut trouver ce qui convient pour soi !Comment cuisiner ou manger low FODMAP au quotidien sans se prendre la tête ? Justement Ginette et Josiane y ont pensé, puisque les deux Audrey sont passées par là. Sur leur site on retrouve donc un e-shop avec tout plein de produits garantis low FODMAP ainsi que bon nombre de recettes qui prendront soin de votre de l’hygiène de vie quand on vit avec le SII ?!Comme on le disait plus haut, l’hygiène de vie est aussi super importante quand on vit avec le syndrome de l’intestin irritable.©Shannon WhittingtonSouvent quand le bidon fait mal ou qu’on est tout le temps on a tendance à laisser le sport de côté. Or il est important de reprendre une activité physique, même très douce. La marche à pied régulière, la piscine… ou encore les ateliers de yoga therapy proposés par Ginette et Josiane !Le stress et le manque de sommeil peuvent aussi empirer les symptômes du SII. Pouvoir en parler à des professionnels, se faire accompagner, ou même se faire aider si on est c’est important et là aussi Ginette et Josiane sont là ! Le site référence des psychologues, ostéos, hypnothérapeutes, nutritionnistes… qui sont sensibilisés au syndrome de l’intestin irritable et peuvent apporter des solutions que le gluten a un impact sur le syndrome de l’intestin irritable ?©Karim Ghantous“Aucune étude n’a établi de lien entre gluten et diminution du syndrome de l’intestin irritable. Je ne le recommande donc pas directement. Dans tous les cas, je ne recommande pas l’éviction totale des aliments, je procède plutôt à un rééquilibrage alimentaire, qui va permettre une amélioration nette et dans laquelle tous les éléments comportementaux sont déterminants. Mais encore une fois, faire attention à ce que l’on mange sera bien moins efficace si cela n’est pas couplé avec une bonne hygiène de vie” précise Corinne là la différence principale avec la sensibilité au gluten, dont les symptômes sont très proches. Souvent on confond les deux pathologies. Or si l’arrêt du gluten est la solution pour les sensibles, pour le SII ce n’est pas forcément le cas !L’APSSII, l’association dédiée aux patients souffrant du SII !©APSSII“L’APSSII c’est l’Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable. C’est un bon interlocuteur pour les patients parce que la pathologie n’est pas encore très connue. C’est un peu l’enfant pauvre de la gastro-entérologie même si c’est un motif fréquent de consultation. Cette association est donc d’un grand soutien lorsque les personnes qui voient un médecin n’arrivent pas à avoir un diagnostic mais souffrent beaucoup.”Si votre ventre fait un bruit du tonnerre et que vos différents essais alimentaires n’ont rien donné, il est peut-être temps d’aller investiguer du côté de votre intestin et de ce syndrome de l’intestin irritable !Cet article a été publié le 29 mars 2018 et a depuis été mis à jour par l’ photo de couverture est signée ©Umanoide blé diagnostic intestin santé traitement Jamais une ombre au tableau, jamais une parole négative pour certaines personnes, adeptes de la satisfaction permanente, tout semble aller très bien tout le temps. Jeanne est une jeune femme formidable toujours souriante, positive, enthousiaste. Tellement enjouée, toujours, qu’un étrange sentiment peut vous prendre à son contact est-ce possible que tout aille si bien pour elle, ainsi, tout le temps? Même ses plus familiers s’en étonnent elle semble ne s’inquiéter de rien, être incapable de percevoir le moindre mal autour d’elle ou dans le monde. Une grâce? Pas si sûr. Du coup, devant tant de bien-être affiché, on hésite à lui confier ses petits problèmes, à chercher consolation auprès d’elle. Et les relations avec Jeanne s’appauvrissent, deviennent moins vivantes. Pour le psychanalyste Jean-Michel Fourcade, directeur de la Nouvelle Faculté Libre qui forme à la psychanalyse intégrative, et auteur des Personnalités limites, Jeanne pourrait bien faire partie des sujets comme si…» as if décrits dans les années 1940 par la psychanalyste Helene Deutsch Compétents et sains du point de vue cognitif et comportemental, ils semblent normaux et comprennent les problèmes d’un point de vue intellectuel, explique le psychanalyste. Mais les relations avec eux manquent cruellement de naturel et de créativité. On sent que quelque chose ne va pas.»Le signe d’une attitude défensive adoptée inconsciemment On connaît la chanson Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien…» Pourrait-on donc, appliqué à l’individu, décrypter ainsi ce syndrome du tout va très bien» et se demander d’où il vient, à quoi il sert, mais aussi quels sont ses risques réels? Pour le Pr Serban Ionescu, psychiatre et psychologue auteur de Résiliences, ressemblances dans la diversité, la fixité des comportements dans un extrême voir tout en rose/tout en noir est le signe d’une attitude défensive adoptée inconsciemment par la personne pour son effet protecteur. Afin de rétablir son bon fonctionnement et son équilibre psychique, la personne remanie la réalité, à la fois autour d’elle et en elle», explique le psychiatre. Elle peut aller jusqu’à déformer un diagnostic médical qu’on vient de lui donner, par exemple, et avoir des hallucinations auditives lui faisant confondre un terme avec un autre tout simplement parce qu’elle ne peut l’entendre.» Mais pourquoi est-ce systématique chez certaines personnes? Qu’est-ce qui fait le lit d’un tel déni? Le psychanalyste Donald Winnicott mentionnerait ici la fragilité des personnes affublées d’un faux self» Très performants, très adaptés, ces sujets sont en réalité en souffrance, explique Jean-Michel Fourcade, mais ils donnent le change.» Ce mécanisme, aux origines très archaïques, viendrait du type de relations nouées par le bébé avec les adultes le maternant. Recevant des réactions maternelles inadaptées à ses demandes, l’enfant a senti que l’on attendait de lui certains comportements, explique le psychanalyste. Il s’est donc conformé à ces attentes pour montrer à sa mère qu’elle était une bonne mère, mais ne les habitait pas. Très tôt, ce sujet a donc décidé que, quoi qu’il arrive, “tout va bien”.»Transformer l’épreuve en opportunité de croissance Rien à voir, dans ces cas, avec l’optimisme positif, qui n’est pas un mécanisme de défense, et dont on sait qu’il aide réellement à guérir. C’est alors un type de sur-évaluation positive» grâce auquel la personne se montre capable de transformer l’épreuve en opportunité de croissance. C’est le cas chez ces malades cardiaques par exemple qui vous disent “Cet infarctus a changé ma vie, m’a donné des raisons de vivre”, observe Serban Ionescu. Le danger peut, en revanche, venir d’un “sur-optimisme” frisant l’illusion de toute-puissance, celle qui a pu, par exemple, amener certains séropositifs, au début de l’épidémie de sida, à ne pas suivre les traitements ou à ne pas avoir une sexualité protégée.» Les plus touchés par ce syndrome du tout va très bien» peuvent aussi être les personnes les plus puissantes et entreprenantes que nous rencontrons. De vrais bulldozers, résume Jean-Michel Fourcade. Et pour cause ils investissent toute leur énergie dans une image idéale d’eux-mêmes, justement parce que, incapables d’ambivalence, ils n’ont pu franchir à l’aube de leur vie l’étape de construction d’une bonne estime de soi et dissimulent leur grande blessure narcissique sous un sursaut d’activité, ce que favorise l’idéologie dominante.» Comme exemple de ce narcissisme pathologique», le psychanalyste mentionne le héros joué par Vincent Cassel dans le film Mon roi de Maïwenn séducteur, attirant vers lui une jeune femme affaiblie à laquelle il s’unit pour nourrir son seul ego… Jusqu’au jour où cette faire-valoir se rebelle et, ne lui servant plus à rien, est abandonnée. Comme l’analyse Serban Ionescu, l’étrange indifférence à la souffrance - la sienne ou celle des autres - est toujours le signe d’un trouble profond».

ça fait du bien quand on est malade