Careffectivement, tout est une question de croyances (et d’évolution). Tout est possible Ă  celui qui croit en lui, en Dieu, en l’univers, en son idĂ©e, aux anges, en son innovation, etc Mais nous pouvons aussi l’entendre par “Tout est possible Ă  celui qui croĂźt”, c’est Ă  dire, celui qui Ă©volue, qui grandit, qui apprend. Toutest possible Ă  celui qui croit. 12. Citation de cĂ©lĂ©britĂ© . Saint Luc. Evangiles (Source de la citation) Cherchez saint luc sur Amazon et WikipĂ©dia. Cherchez Evangiles sur Amazon et WikipĂ©dia. Cherchez cette Le “Si tu peux”, c’est : Crois ! tout est possible Ă  celui qui croit. AussitĂŽt le pĂšre de l’enfant s’écria avec larmes : – Je crois, viens en aide Ă  mon incrĂ©dulitĂ©. JĂ©sus rĂ©primanda sĂ©vĂšrement l’esprit impur : – Esprit muet et sourd, c’est moi qui t’en donne l’ordre, sors de lui et n’y rentre plus. AprĂšs avoir criĂ© et l’avoir trĂšs violemment Ceque nous devons faire, nous chrĂ©tiens, ce n'est pas tant d'argumenter, mais d'agir davantage ou plutĂŽt de compter sur l'action de Dieu. Nous ne devons pas avoir peur de demander Ă  Dieu des choses prĂ©cises comme le fit ElisĂ©e et de nous attendre Ă  une rĂ©ponse qui sera visible, non seulement aux yeux de la foi, mais aussi pour un Lepasteur jean-Luc Tracshel prie pour toi avec simplicitĂ© et vĂ©ritĂ© ï»ż La belladone, rĂ©pondit le disciple. Elle peut tuer celui qui en mange les feuilles.-Oui, mais elle ne peut tuer celui qui se contente de l'observer, rĂ©liqua le MaĂźtre. De mĂȘme les dĂ©sirs nĂ©gatifs ne peuvent causer aucun mal si vous ne vous laissez pas sĂ©duire par eux. . Pour restaurer la croix de procession de saint François de Laval, un simple citoyen a levĂ© des fonds et mobilisĂ© plusieurs experts. Voici comment son acte de foi a sauvĂ© un trĂ©sor religieux. Denis Racine L’aventure commence au printemps 2019 Ă  la basilique-cathĂ©drale de Notre-Dame-de-QuĂ©bec. Le curĂ©, Mgr Denis BĂ©langer, tient une rĂ©ception pour remercier les bĂ©nĂ©voles du lieu de culte. AprĂšs avoir mentionnĂ© l’état des bĂątiments, il confie Ă  l’auditoire son dĂ©sir de faire restaurer une Ɠuvre d’art majeure du trĂ©sor religieux la croix de procession de Mgr de Laval. Cet objet liturgique a Ă©tĂ© fabriquĂ© en France vers 1660 et apportĂ© en Nouvelle-France dans les annĂ©es subsĂ©quentes. Mgr François de Laval l’a utilisĂ© le 11 juillet 1666 lors de la consĂ©cration de la premiĂšre Ă©glise paroissiale du pays, Ă©rigĂ©e sous le vocable de l’ImmaculĂ©e Conception de Notre-Dame, qui deviendra la cathĂ©drale en 1774. C’est l’une des trois croix de procession du XVIIe siĂšcle qui subsistent encore au Canada. L’Ɠuvre mesure 81,2 cm de haut par 40,6 cm de large et son revĂȘtement semble constituĂ© de vermeil. Elle comporte des caractĂ©ristiques peu frĂ©quentes qui indiquent que divers courants artistiques ont influencĂ© son auteur. Par exemple, le Christ n’est pas couronnĂ© d’épines. Il est aurĂ©olĂ© d’un soleil Ă  figure humaine, Ă©voquant peut-ĂȘtre le roi Louis XIV. Ses pieds sont clouĂ©s au montant, sans support, tandis que ceux de la Vierge, reprĂ©sentĂ©e sur la face arriĂšre, reposent sur un croissant de lune. La croix elle-mĂȘme est formĂ©e de bandes Ă©troites avec dĂ©cors de perles et de pirouettes en argent. Elle porte deux poinçons semblables, un V » surmontĂ© d’une couronne. La marque peut rĂ©fĂ©rer Ă  la ville de Verdun, en France, comme lieu de rĂ©alisation, ou encore Ă  l’annĂ©e de fabrication. Cette piĂšce d’orfĂšvrerie est cependant en mauvais Ă©tat. Son bras droit semble affaissĂ© et l’une de ses extrĂ©mitĂ©s est dĂ©tachĂ©e. Ses composantes mĂ©talliques sont ternies par l’accumulation de sulfures d’argent. Son nƓud au centre montre des enfoncements, et sa hampe prĂ©sente Ă  la base des ondulations, des torsions et des soulĂšvements de surface. De plus, on ignore la condition de son ossature interne. Enfin, la perche qui supporte l’objet ne semble pas ĂȘtre de la bonne circonfĂ©rence, ce qui risque d’entraĂźner un jeu de bascule lors de l’utilisation et de causer des dommages. Bref, une restauration majeure se profile Ă  l’horizon. Selon une Ă©valuation rĂ©alisĂ©e il y a plusieurs annĂ©es, il s’agit d’un travail complexe et hasardeux. Un homme de conviction Un bĂ©nĂ©vole Ă  la basilique-cathĂ©drale de Notre-Dame-de-QuĂ©bec Ă©coute avec attention les propos de Mgr BĂ©langer. Sans se laisser dĂ©courager par l’ampleur de la tĂąche, il offre d’organiser Ă  titre gracieux la remise en Ă©tat de la croix de procession. Yves Garneau n’est pas un spĂ©cialiste en restauration d’Ɠuvres d’art. Mais ce catholique convaincu est dotĂ© d’une volontĂ© de fer et d’une dĂ©termination inĂ©branlable. À l’ñge de 49 ans, tout en occupant un emploi Ă  la SociĂ©tĂ© de l’assurance automobile du QuĂ©bec, il s’enrĂŽle dans la rĂ©serve des Forces armĂ©es canadiennes, terminant sa carriĂšre comme major et prĂ©sident du MusĂ©e des Voltigeurs de QuĂ©bec. Il occupe successivement diffĂ©rents postes au sein de sa communautĂ©, dont celui de directeur au conseil d’administration du Cercle de la Garnison de QuĂ©bec. Maintenant, le retraitĂ© est bĂ©nĂ©vole Ă  la basilique-cathĂ©drale ainsi qu’à la basilique de Sainte-Anne-de-BeauprĂ©, en plus de s’engager auprĂšs des maisons Dauphine, Revivre et MĂšre-Mallet, de La Fripe et de La BouchĂ©e gĂ©nĂ©reuse, pour ne mentionner que celles-lĂ . À 77 ans, il est dans une forme physique exceptionnelle. Il a remportĂ© trois mĂ©dailles d’or et enregistrĂ© trois records mondiaux en patinage de vitesse sur courte piste aux Jeux mondiaux d’hiver des maĂźtres, qui ont eu lieu Ă  Innsbruck, en Autriche, en janvier 2020. On dit de lui qu’il a deux cƓurs et trois poumons ! Avec cet homme, le projet est entre bonnes mains. Mais le travail est considĂ©rable. Par oĂč commencer ? Il faut un village
 AprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© que la croix n’est pas classĂ©e comme bien culturel, Yves Garneau cherche un moyen de la transporter Ă  l’extĂ©rieur de la basilique-cathĂ©drale. Il s’entend alors avec Robert Lalande, ex-gestionnaire de l’UniversitĂ© Laval, pour fabriquer un magnifique coffret de bois afin de protĂ©ger l’Ɠuvre. Il rencontre aussi Daniel Drouin, historien de l’art au MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec, qui accepte de collaborer bĂ©nĂ©volement au projet. Sa premiĂšre recommandation consulter le Centre de conservation du QuĂ©bec, qui dĂ©pend du ministĂšre de la Culture et des Communications, pour obtenir des conseils permettant de rĂ©aliser ce dĂ©licat travail dans les rĂšgles de l’art. Le Centre confie Ă  Blandine Daux, restauratrice Ă  l’atelier archĂ©ologie et ethnologie, la tĂąche d’expertiser la croix et de suggĂ©rer une approche. Yves Garneau pressent que tout cela ne sera pas gratuit. Il sollicite dans un premier temps plusieurs de ses amis et de ses connaissances. En dĂ©cembre 2019, il a dĂ©jĂ  recueilli 2 275 $. Le 3 mars, il prĂ©sente son projet sur les ondes de MAtv, un rĂ©seau de tĂ©lĂ©vision communautaire, aprĂšs la diffusion de la messe matinale Ă  la basilique de Sainte-Anne-de-BeauprĂ©. Les dons de 5 $, 10 $ ou 20 $ affluent. Finalement, plus de 100 personnes versent un total de 8 597 $. Le 30 janvier 2020, une rencontre rĂ©unit la spĂ©cialiste Blandine Daux, l’artiste Daniel Abel, photographe de la basilique-cathĂ©drale, et les artisans Robert Langlois et Carl Pilon, respectivement bijoutier-joaillier et technicien joaillier. L’Atelier Robert Langlois dĂ©tient une expertise en soudure au microlaser. Tous acceptent de travailler ensemble pour assurer la pĂ©rennitĂ© de l’Ɠuvre. Dur travail de redressement Puis arrive le coronavirus. L’équipe, dont la charge de travail individuelle est dĂšs lors rĂ©duite, profite de l’occasion pour dĂ©marrer la restauration proprement dite. Elle dĂ©bute par le dĂ©montage complet de l’objet sacrĂ© afin de dĂ©terminer la nature et l’étendue des dommages et de visualiser la structure interne. Selon le rapport remis par Blandine Daux le 14 aoĂ»t, la croix n’est pas couverte de vermeil, mais bien d’argent fortement terni. À l’intĂ©rieur, le support de chĂȘne a dĂ©jĂ  subi une rĂ©paration, probablement Ă  la suite d’une chute, et l’ossature des bras n’est pas Ă  angle droit, ce qui cause leur affaissement. La structure a Ă©tĂ© solidifiĂ©e avec une plaque et des rivets d’acier, engendrant une oxydation qui contamine l’argenterie. De plus, des vis en laiton ont Ă©tĂ© employĂ©es pour fixer la couche de mĂ©tal prĂ©cieux au bois, qui s’est fendillĂ© sous la pression. Elles auraient remplacĂ© les chevilles originales en argent. Il est donc convenu de conserver l’ossature de chĂȘne et de substituer des piĂšces en argent Ă  la quincaillerie en acier. Il faudra aussi mettre Ă  l’équerre les bras avec la hampe, boucher les cavitĂ©s des vis et rĂ©parer la fente qui fragilise le bois, avec de la colle de poisson. Enfin, les trous d’origine seront rĂ©utilisĂ©s pour l’assemblage final. Pendant qu’on corrige la structure interne, Carl Pilon fabrique une tige de redressement en fer forgĂ© pour procĂ©der au dĂ©bosselage du nƓud, opĂ©ration dĂ©licate s’il en est. Il fixe ce soutien Ă  l’endroit oĂč les branches se rencontrent, puis soude les piĂšces d’argent au laser. Par la suite, la croix est livrĂ©e au Centre de conservation de QuĂ©bec. Blandine Daux nettoie tous les Ă©lĂ©ments constituant l’Ɠuvre. Elle utilise des mĂ©thodes Ă©lectrochimiques et mĂ©caniques pour dĂ©gager les sulfures d’argent qui ternissent la surface mĂ©tallique. Entre-temps, deux Ă©bĂ©nistes de Charlevoix, Lucien Lajoie et Daniel Gravel, confectionnent une base qui supportera l’objet liturgique lors de son entreposage ou pour sa prĂ©sentation musĂ©ale. Enfin, la restauratrice ponce l’extrĂ©mitĂ© de la hampe de procession afin qu’elle s’insĂšre adĂ©quatement dans son nouveau socle, puis elle retouche le vernis. Fiers de porter leur croix ! Au cours de ces opĂ©rations, tous les intervenants prennent des photos et des vidĂ©os afin de documenter la dĂ©marche de rĂ©habilitation de l’objet sacrĂ©. Daniel Abel, photographe de la basilique-cathĂ©drale, rĂ©alise plus de 450 clichĂ©s ! Les travaux se terminent le 10 septembre 2020, dans le respect de l’échĂ©ancier et du budget. Puis, l’équipe remet la croix Ă  Mgr BĂ©langer le 12 septembre 2020, dans le cadre des JournĂ©es du patrimoine religieux. C’est ainsi qu’un groupe de talentueux experts et artisans, mobilisĂ©s par un citoyen d’une persĂ©vĂ©rance peu commune, a restaurĂ© pour la postĂ©ritĂ© un trĂ©sor sacrĂ© qui a marquĂ© l’histoire du QuĂ©bec. Cette belle aventure a Ă©tĂ© rendue possible grĂące Ă  l’engagement d’Yves Garneau, Ă  la confiance de Mgr Denis BĂ©langer et Ă  l’aide financiĂšre de plus d’une centaine de personnes. EspĂ©rons qu’elle inspirera la remise en Ă©tat d’autres Ă©lĂ©ments de notre patrimoine. Denis Racine est avocat, amateur d’histoire et membre titulaire de l’AcadĂ©mie internationale de gĂ©nĂ©alogie. Ce texte a Ă©tĂ© publiĂ© dans le numĂ©ro d’étĂ© 2021 du magazine ContinuitĂ© disponible sur le site web Accueil> Accessoires> Bijoux fantaisie> Bracelets> Jonc slim laiton gravĂ© “Tout est possible Ă  celui qui croit” – Catho RĂ©tro 21,00€ Ce bracelet en laiton couleur or gravĂ© “Tout est possible Ă  celui qui croit” Saint Marc est Ă©lĂ©gant, facile Ă  assortir et intemporel. Un cadeau qui fera aussi plaisir Ă  nos ados! 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Le tout-puissant dit Ă  son enfant "Si tu crois, tu verras
" Les paroles de ce cantique sont particuliĂšrement Ă  propos pour cette votre Bible, cherchez et vous trouverez !ArrĂȘtez-vous un instant et regardez sur quelle frĂ©quence vous Ă©mettez ! FrĂ©quence de foi de la radio divine ou frĂ©quence d’incrĂ©dulitĂ© de l’ennemi ? Avant de voir un changement dans votre situation, vous devez d’abord croire ce que la Bible dit au sujet de votre situation. Quelle est votre situation aujourd’hui ? Avez-vous trouvĂ© la Parole de Dieu relative Ă  votre problĂšme? Avez-vous confiance que Dieu fera ce qu’il a dĂ©clarĂ© ? Dieu est tenu par sa Parole et il ne fait rien sans celle-ci ! Quiconque vient devant le trĂŽne de la grĂące pour obtenir misĂ©ricorde et secours doit se prĂ©senter avec la Parole de grĂące dans son cƓur et dans sa bouche. Au temps du naufrage qui dĂ©truisit tous les ĂȘtres vivants, NoĂ© sauva sa famille en agissant selon la parole divine reçue. Devant le naufrage spirituel, moral qui s’abat prĂ©sentement sur le monde entier, comment sauverez vous votre Ăąme, et vos bien aimĂ©s ? Avez-vous reçu une parole du Seigneur ? Le Seigneur vous dit "Crois au Seigneur JĂ©sus, et tu seras sauvĂ© toi et ta famille" Actes Les murailles de JĂ©richo sont tombĂ©es devant les enfants d’IsraĂ«l parce que JosuĂ© ayant reçu une parole du Seigneur, y crut et l’appliqua. Et vous, devant vos forteresses, vos murailles qui bloquent votre progrĂšs spirituel, matĂ©riel, financier, etc. quelle parole du Seigneur avez-vous reçue ? Ouvrez votre Bible, cherchez et vous trouverez ! Lorsque vous trouverez la Parole adĂ©quate, demeurez y, mĂ©ditez-la, repassez-la dans votre cƓur, agissez selon ses directives
 Et alors ce qui semblait impossible, deviendra possible. Une priĂšre pour aujourd’hui PĂšre, je te remercie pour ton enseignement qui m’encourage Ă  me reposer sur ta Parole. Seigneur, que ton Esprit m’éclaire et me donne le courage d’agir selon ta Parole pour que je voie mes impossibilitĂ©s devenir possibles. Amen. Vous avez aimĂ© ? Partagez autour de vous ! Accueil> Mariage> Cadeau de mariage> Tout est possible Ă  celui qui croit – Catho RĂ©tro X Agapi 55,00€ Marc 923 Cette parole de JĂ©sus nous rappelle notre “Je crois!” lors de notre profession de foi et de notre confirmation. Cette Phrase sera trĂšs jolie dans votre entrĂ©e ou sur une table pour une cĂ©rĂ©monie. Mots en fil de fer rĂ©alisĂ©s artisanalement par Agapi pour Catho RĂ©tro. Dimensions hauteur 9 cm longueur 41 cm * Fabrication artisanale, des dĂ©fauts lĂ©gers et des irrĂ©gularitĂ©s peuvent ĂȘtre observĂ©s En stock Informations complĂ©mentaires Informations complĂ©mentaires Poids 0,05 kg Dimensions 1 × 9 × 71 cm Genre Adulte, Enfant Vous aimerez peut-ĂȘtre aussi
 On ne voit bien qu’avec le cƓur – Catho RĂ©tro X Agapi 45,00€ Ajouter au panier Alleluia – Catho RĂ©tro X Agapi 18,00€ Ajouter au panier Aimons-nous ! – Catho RĂ©tro X Agapi 21,00€ Ajouter au panier Amour – Catho RĂ©tro X Agapi 14,00€ Ajouter au panier Paix – Catho RĂ©tro X Agapi 12,00€ Ajouter au panier Joie – Catho RĂ©tro X Agapi 12,00€ Ajouter au panier Deo Gratias – Catho RĂ©tro X Agapi 24,00€ Ajouter au panier Tout est possible Ă  celui qui croit Amis, frĂšres et sƓurs, Je crois, viens au secours de mon manque de foi », ou viens au secours de mon incrĂ©dulitĂ© », dit le pĂšre de l’enfant malade, Ă  JĂ©sus qui est Ă  ses cĂŽtĂ©s. VoilĂ , me semble-t-il, rĂ©sumĂ© en une seule phrase, l’itinĂ©raire de tout ĂȘtre humain, Ă  travers les Ăąges, qui cherche Dieu. Et cet itinĂ©raire est souvent difficile. VoilĂ  pourquoi j’ai choisi de garder cette parole pour aujourd’hui, Je crois, viens au secours de mon manque de foi ». Dans ce rĂ©cit, tout est terrible. Ce que nous avons entendu nous met dans un inconfort total. D’abord, il y a cet enfant qui souffre, habitĂ© par un esprit muet, mais qui se manifeste violemment par des convulsions certainement impressionnantes. Puis, il y a ce pĂšre qu’on imagine Ă  bout de forces, face Ă  l’échec de la guĂ©rison de son fils, mais qui a encore le courage d’amener son enfant Ă  JĂ©sus, et lui demander de mettre, non pas tout son possible, mais plutĂŽt son impossible, lĂ  oĂč les disciples n’ont pas rĂ©ussi. En effet, le pĂšre a demandĂ© aux disciples de JĂ©sus de chasser cet esprit, sans succĂšs. Il demande donc Ă  JĂ©sus de tenter le tout pour le tout, et surtout, d’avoir compassion de la souffrance de l’enfant, mais aussi de son entourage. Et nous arrivons au sommet de l’inconfort total, si j’ose dire ! LĂ  oĂč nous aimerions ĂȘtre encouragĂ©s, rassurĂ©s par une parole qui apaise, voilĂ  que nous entendons une parole qui dĂ©concerte, qui dĂ©stabilise, et qui, peut-ĂȘtre mĂȘme, blesse, de par la vĂ©ritĂ© qu’elle porte en elle GĂ©nĂ©ration incrĂ©dule » ! JĂ©sus, ici, s’adresse aux disciples qui n’ont pas pu guĂ©rir cet enfant. Mais la foule et le pĂšre de l’enfant entendent aussi ces paroles, qu’ils prennent peut-ĂȘtre pour eux. Le pĂšre de l’enfant ne se laisse pas submerger par cette rĂ©ponse de JĂ©sus. Il s’approche encore plus prĂšs de JĂ©sus et lui dit Mais toi, si tu peux faire quelque chose, fais-le ! Viens Ă  notre secours, viens Ă  notre aide, aie compassion de nous ! Par quoi cet homme est-il portĂ© pour amener son fils Ă  JĂ©sus ? Il est portĂ© par sa demande obstinĂ©e de guĂ©rison. Il est portĂ© par la foi, que je qualifierai de confiance aveugle. Et c’est tout Ă  son honneur. Il attend une intervention divine extĂ©rieure, qui serait de l’ordre d’un miracle, qu’il ne maĂźtriserait pas et pour lequel il aurait une reconnaissance Ă©ternelle. Pour lui, ce miracle doit absolument arriver. Comme cela n’a pas fonctionnĂ© avec les disciples de JĂ©sus, il s’adresse Ă  JĂ©sus en ultime recours. Et voici maintenant le point d’orgue Ă  notre inconfort total Si tu peux » ? rĂ©pond JĂ©sus
 Tout est possible Ă  celui qui croit ! ». Cette parole a dĂ» faire l’effet d’un couperet, en tout cas d’une injonction, car le pĂšre s’écrie Je crois Seigneur, viens au secours de mon incrĂ©dulitĂ© » ! Et c’est ce moment-lĂ  que s’opĂšre un renversement. En quelques mots, le pĂšre se libĂšre de sa contradiction intĂ©rieure. Il s’abandonne Ă  la vĂ©ritĂ© qui est en lui. Pour la premiĂšre fois, semble-t-il, la priĂšre qu’il adresse est pour lui-mĂȘme. Il demande que sa foi personnelle grandisse. Et la guĂ©rison de l’enfant peut alors avoir lieu. Ce rĂ©cit nous renvoie Ă  nous-mĂȘmes. Nous sommes et nous restons, d’une certaine maniĂšre, coincĂ©s dans nos croyances limitĂ©es et dans une foi restreinte, rĂ©primĂ©e par nos propres dĂ©finitions, nos projections, ou Ă©touffĂ©e par nos propres contradictions, voire, nos peurs. Le pĂšre rĂ©pond en se positionnant personnellement Je crois, viens au secours de mon manque de foi ». Et c’est certainement lĂ , la rĂ©ponse la plus lucide de toutes les phrases de l’Evangile. Je n’ai pas confiance pleinement, je n’ai pas la foi pleinement. Si la Bible est un rĂ©cit de tĂ©moignages de l’histoire du monde, et de la vie des hommes, Ă©crits avec l’éclairage de la foi, la foi qui sous tend ces rĂ©cits n’est pas homogĂšne. Rien Ă  voir avec un prĂȘt Ă  porter de la foi. Il y autant de façons de croire que d’individus. Et c’est la mĂȘme chose aujourd’hui, dans le monde qui est le nĂŽtre. Les chemins de foi empruntĂ©s par nos contemporains sont divers, variĂ©s, uniques, ils ne se ressemblent pas. Par contre, ce qui est constant, c’est le questionnement. Direct ou indirect, dĂ©clarĂ© ou occultĂ©. Qu’il concerne Dieu, son existence, son silence sinon son absence, ou encore qu’il s’agisse des incohĂ©rences du comportement humain, ce questionnement mĂ©rite toujours d’ĂȘtre Ă©coutĂ© et accompagnĂ©. Parce que c’est le plus souvent le moment oĂč chacun accĂšde Ă  la vĂ©ritĂ© qui est en lui. Et qu’il peut faire sienne une vĂ©ritĂ© qui en fait vivre d’autres, avant lui, ou autour de lui. Je crois Seigneur, viens au secours de mon incrĂ©dulitĂ© ». Cette phrase est extraordinaire, pour un jour comme aujourd’hui, et c’est pour cela que je souhaite la garder. Elle exprime le paradoxe qui existe en chaque personne, en chaque croyant, ou en chaque personne qui cherche. Et j’en fais partie, parce que le ministĂšre auquel j’ai Ă©tĂ© appelĂ©e il y a 23 ans, et pour lequel j’ai Ă©tĂ© reconnue, il y a maintenant 20 ans, ne me met Ă  l’abri ni du questionnement ni de la recherche. Il ne me dispense pas non plus de la remise en question. Parce que, sur le plan de la foi, rien n’est acquis. Dieu nous Ă©chappe, il est de toutes façons au-delĂ  de ce que nous pouvons en dire. Et au fond, chaque Ă©tape de la vie, ou, comme aujourd’hui, chaque changement de poste, chaque nouvelle orientation, est l’occasion de saisir cette opportunitĂ©, qui aussi une chance d’approfondir ce que l’on croit savoir, de l’envisager sous un autre angle, d’élargir l’espace de sa rĂ©flexion thĂ©ologique, Ă©thique, d’ouvrir ses relations humaines, de repĂ©rer lĂ  oĂč on est. Parce que le monde bouge, et que, nous aussi, nous bougeons. C’est amusant de dire cela ici, dans ce temple de l’Oratoire, qui se veut ĂȘtre le garant d’une liturgie solennelle et immuable, tout en encourageant l’audace d’une prĂ©dication novatrice, en lien avec les questions de son temps. Tout est possible Ă  celui qui croit. Et c’est cela que JĂ©sus demande Ă  cet homme. En lui disant Tout est possible Ă  celui croit », il lui dit qu’il n’a pas encore tout explorĂ© de sa foi, il offre Ă  cet homme de dire la vĂ©ritĂ© qui est au fond de lui Oui quelque part, tu crois, mais tu ignores jusqu’à quel point tu crois, et tu ne sais pas encore que tu vas le vivre. Je crois Seigneur, viens au secours de mon incrĂ©dulitĂ©, ou de ma foi insuffisante, de ma confiance si petite. La rĂ©ponse de cet homme est une priĂšre. Une priĂšre de supplication. L’homme est dans une sincĂ©ritĂ© dĂ©sarmante. Nous pouvons y dĂ©celer un accent de dĂ©tresse, le mĂȘme que celui que nous entendons dans nos ministĂšres lorsque nous rencontrons des situations similaires. Il ne semble offrir aucune rĂ©sistance. Et c’est ainsi qu’il est vraiment en relation avec JĂ©sus, alors que peut-ĂȘtre, il ne peut plus ou il ne sait plus ĂȘtre en relation avec son enfant malade. Nous avons, chacun Ă  notre maniĂšre, notre priĂšre. Elle peut ĂȘtre solitaire ou en groupe. Avec des mots ou un simple silence. Certains ne disent rien sauf dans leur cƓur. D’autres pensent qu’ils ne savent pas prier comme il faut ». La priĂšre, si courte ou si longue soit-elle, mĂȘme silencieuse, est une façon d’ĂȘtre en relation. Il n’y a pas de recette pour ĂȘtre en relation. En mĂȘme temps, c’est difficile d’ĂȘtre en relation avec l’invisible. La priĂšre de cet homme peut ĂȘtre une parole libĂ©ratrice pour nous tous. Il dit que, mĂȘme quand on croit, on peut encore et toujours demander de l’aide. Croire, avoir la foi, ne fait pas de nous des surhumains. Personne au fond, n’est dans la foi intĂ©grale. Pas mĂȘme les plus grands pasteurs, pas mĂȘme les plus grands thĂ©ologiens, ou les plus grands rĂ©formateurs, pas mĂȘme les personnes de notre entourage les plus engagĂ©es. Ni mĂȘme les plus grands mystiques de l’histoire. La foi se vit Ă  l’ombre du doute. Un peu comme ce clair-obscur, si cher Ă  Rembrandt, en particulier. Cette contradiction, qui pourrait ressembler Ă  un conflit, est en rĂ©alitĂ© salutaire, autrement dit profitable et tonique, car c’est ce qui fait avancer dans la vie. Je crois, viens au secours de mon manque de foi », ce sont des paroles qui libĂšrent. Avec Je crois », elles nous disent de commencer dans la vie avec la foi que nous avons, et non avec celle que nous aimerions avoir. Viens au secours de mon incrĂ©dulitĂ©, c’est dire je ne crois plus. Tout est sec au fond de moi. Je suis vide. Plus rien n’a de sens. Ou alors ce ne sont que des mots. Des mots qui Ă©touffent la Parole et qui me rendent
muet, muette, comme l’enfant de notre rĂ©cit. Mais, si on accepte de se placer devant quelqu’un d’autre, dont on peut recevoir l’aide, on peut dire la priĂšre qui sauve. La priĂšre qui sauve, c’est celle qui nous remet en cause. C’est entrer dans le peu de foi que nous avons, mĂȘme si nous pensons qu’elle a dĂ©sertĂ© notre vie, et recevoir en retour ou mĂȘme de retrouver une Ă©nergie, ce que certains ici, appellent un dynamisme crĂ©ateur » qui nous libĂšre de ce qui nous enchaĂźne, et nous redresse, qui nous suscite Ă  nouveau, qui nous ressuscite. Parce que notre texte d’aujourd’hui est un rĂ©cit de rĂ©surrection. Ressusciter, ici, c’est ĂȘtre guĂ©ri, tout simplement. On pense toujours que c’est l’enfant possĂ©dĂ© qui a Ă©tĂ© guĂ©ri par JĂ©sus. L’enfant souffrait d’une maladie physique qui l’empĂȘchait d’ĂȘtre lui-mĂȘme, une maladie apparentĂ©e Ă  l’épilepsie. Une guĂ©rison physique pouvait ĂȘtre envisagĂ©e et elle a eu lieu, c’est vrai. Il est remis debout, et avec lui, nous nous redressons, soulagĂ©s. C’est une forme de rĂ©surrection. Mais en y regardant de prĂšs, une autre personne a Ă©tĂ© aussi guĂ©rie, c’est le pĂšre de l’enfant. Au dĂ©part, le pĂšre dit Ă  JĂ©sus si tu peux, fais quelque chose, par pitiĂ©, je sais que tu peux guĂ©rir. Je m’adresse Ă  toi comme je m’adresse au mĂ©decin de la derniĂšre chance. Et lĂ , c’est JĂ©sus qui est dĂ©concertĂ© et il rĂ©pond Si tu peux ! Tout est possible Ă  celui qui croit ! Et lĂ , le pĂšre prend cette rĂ©ponse pour lui-mĂȘme, il est mis face Ă  son manque de foi qu’il peut dire sans honte et sans culpabilitĂ©. Je crois, viens au secours de mon manque de foi. En disant cela, il permet la guĂ©rison non seulement de son enfant mais aussi sa propre guĂ©rison. Sa guĂ©rison Ă©tant la luciditĂ© sur lui-mĂȘme. C’est aussi une autre forme de rĂ©surrection. Alors, amis, frĂšres et sƓurs, en prĂ©parant ce message pour aujourd’hui, je pensais Ă  tous les malades, enfants et adultes, qui ne sont pas guĂ©ris, Ă  toutes les personnes dont les priĂšres ne sont pas exaucĂ©es, Ă  celles qui voudraient croire, et qui n’y arrivent pas, Ă  celles qui sont emprisonnĂ©es, au sens propre, comme au sens figurĂ©, Ă  celles qui souffrent, de quelque nom que s’appellent leurs souffrances. Je pensais donc Ă  tout ce qui peut nous faire douter de tout. Et je me disais et ce sera ma conclusion, restons lucides sur nous-mĂȘmes, sur notre condition humaine, sur notre finitude, sur le monde qui nous entoure. Restons lucides aussi sur la foi en un Dieu, qui ne peut plus se dire comme autrefois ou qui ne peut plus se croire comme avant. Nombreux qui se retirent de la discussion, ou qui abandonnent le dĂ©bat, laissant la place Ă  un certain obscurantisme et un retour aux croyances limitĂ©es. Mais si le texte d’aujourd’hui est un appel Ă  la libertĂ©, Ă  notre libertĂ©, alors, mĂȘme dans le silence de notre cƓur, n’hĂ©sitons pas Ă  demander Ă  Dieu, quel que soit son nom, de chasser de notre vie tout ce qui nous rend muet, tout ce qui nous conduit dans une impasse, tout ce qui n’a pas de sens, tout ce qui empĂȘche notre imagination d’innover ou d’ĂȘtre dans une critique rĂ©formatrice. Demandons-lui de chasser tout ce qui, dans nos existences comme dans nos vies d’église, y compris l’ensemble de nos ministĂšres, n’est en fait qu’une apparence de vie. Croyons-nous seulement Ă  ce que nous annonçons et est-ce que nous en vivons ? Si le contenu de notre foi et notre tĂ©moignage ne sont pas, ou ne sont plus crĂ©dibles, alors nous rendrons autour de nous, si ce n’est dĂ©jĂ  fait, une gĂ©nĂ©ration incrĂ©dule. Mais, si tout est possible Ă  celui qui croit, cela commence par cette priĂšre qui nous sauve Je crois, Seigneur, viens au secours de mon manque de foi ». Autrement dit, dans cette brĂšche ouverte, il est urgent de faire la place au souffle de l’Esprit Saint, qui libĂšre de la peur et des faux-semblants, qui donne la vie et fait toute chose nouvelle. Amen Sur un ton plus lĂ©ger, pour lire le dialogue d'installation entre les deux pasteurs, AgnĂšs Adeline-Schaeffer et BĂ©atrice ClĂ©ro-Mazire, cliquer ici.

tout est possible a celui qui croit